Stress : changer l’environnement du chien

 

Un chien stressé de manière chronique est un vrai problème pour les maîtres qui avouent avoir fait le tour des solutions à envisager : florathérapie pour réduire l’anxiété, voire médication grâce au vétérinaire et pourtant le chien continue comme dans un cercle vicieux, exercices d’éducation largement récompensés, rien n’y fait. Prenons le problème à l’envers et proposons un changement dans les routines du chien pour réduire les déclencheurs et anticiper plus. Garder la vie quotidienne du chien sous le seuil de tolérance au stress que représentent par exemple des bruits de chantiers proches, des aboiements de chiens en série derrière les portails de la rue, déplacements en voiture, ambiance urbaine, vent… Il est nécessaire de proposer des alternatives, certes déstabilisantes au début et pour quelques jours, mais le chien va s’habituer, s’adapter et il compensera plus vite que ce que ses maîtres imaginent. Son niveau de cortisol va alors diminuer très très graduellement et toute sortie, toute activité doit avoir lieu en se posant la question : « est-ce que l’on va pouvoir rester sous le seuil « danger » pour le chien ? ». Ainsi la promenade matinale devient balade du soir plus tranquille, avec moins de congénères dans les rues, la partie frénétique de ballon (que le chien adore pourtant) se transforme en une activité de mastication ou un jeu plus calme de type occupationnel, où la surexcitation n’aura aucune place, l’itinéraire habituel de promenade va passer par des rues plus calmes sans travaux, etc. Toutes ces mesures compensatoires sont provisoires, il n’est pas possible de garder le chien « sous cloche » sans aucun stress, tout le reste de sa vie ; il faut donc travailler par paliers pour atteindre un mieux et ne pas craindre de régresser un peu si les petits progrès ne sont pas là. Viser au début que le chien soit capable de se détendre simplement, lui qui était toujours en hypervigilance, sur le qui-vive, prêt à réagir, s’énerver. Et c’est là qu’on sort son tapis de « relaxation » et qu’on entame l’apprentissage pour disposer d’un endroit totem qui va le calmer…

 

Article rédigé en mars 2020.