Faire le test de consentement

 

Nous en avons déjà parlé en récréapatte à l’occasion des petits exposés pendant la pause, mais il est important de savoir gérer un comportement ; c’est pourquoi une petite piqûre de rappel ne fait pas de mal et peut facilement se caser dans les bonnes résolutions de la Nouvelle Année.  Les maîtres (les humains sont très tactiles) ont l’habitude de beaucoup câliner leurs chiens, dès leur plus jeune âge, en reproduisant les comportements de tendresse de la maman chien avec ses petits.

On peut également remarquer des comportements de confort entre des chiens copains, comme se pousser l’un sur l’autre, dormir l’un contre l’autre. Le toucher a ici une valeur de proximité, de tendresse pour les chiens.

Les maîtres quant à eux sont demandeurs en général de longues séances de caresses, gratouilles que le chien va plus ou moins accepter selon l’intensité, la durée et le statut de la personne qui le fait.

 

La connaissance des signaux d’apaisement est à ce point de vue l’indicateur à bien prendre en compte pour gérer la situation : le chien se lèche t-il la truffe, détourne t-il le regard, a-t-il baillé, alors qu’il était serré dans les bras, confiné dans un fauteuil avec son maître, un enfant connu ou inconnu de lui ?

Les mimiques faciales du chien sont l’élément qui doit déclencher l’arrêt, en raison d’un inconfort du chien. Le test de consentement consiste à caresser le chien et à arrêter d’un coup selon l’attitude du chien en réponse à la caresse. Si le chien se tourne vers le maître, revient vers lui, tourne son regard vers lui, pousse sa main, il est d’accord pour que la séance de tendresse continue. Si au contraire il s’éloigne, ne répond pas à une caresse ou ne vient pas vers le maître qui tend la main vers lui (sans rien dire, sans l’appeler), le signal est clair : il ne veut pas poursuivre le câlin, il est peut être absorbé par une autre activité (la surveillance du jardin, la vigilance d’autres personnes dans la maison…) ou recherche le calme.

 

Le chien peut également être plus ou moins tolérant selon le statut de la personne humaine qui va le caresser. Les longues caresses des enfants peuvent l’irriter à la longue et doivent être l’objet d’une supervision active des parents, pour ne pas escalader vers un grognement par exemple. Les caresses à tous les endroits de son corps ne sont pas appréciées de la même façon. Les flancs, le dessus de la tête, la queue, le poitrail, le ventre peuvent être plus sensibles. Une petite séance de saumfaring régulier vous donnera des indications sur les zones les plus sensibles pour lui et vous aideront à vraiment partager un moment sympathique, détendu avec le toutou !

 

Article rédigé en janvier 2020.